Je me promène d'un blog à l'autre, de vie en vie, de monde en monde... Juste pour en apprendre, comprendre, un peu plus sur cette étrange et complexe animal qu'est l'être humain. Aujourd'hui, j'ai accordé plus d'intérêt à l'espoir, celui de la jeunesse. Et il s'en ai suivi un bien triste constat, la grande majorité jeunesse n'a plus d'espoir... Plus d'espoir en la vie, la société, les gens, l'amour, l'avenir. Elle semble vivre sa vie perdue dans un monde de souffrance et de douleur ou l'espoir d'un monde meilleur est rongé, par l'extrémisme capitaliste, qui règle sa vie de chaque seconde depuis sa naissance. Le jeune se perd dans la fatalité de ne pouvoir changer une réalité dont il est à moitié conscient, et l'engraine par désespoir. Il se pense être unique, qui contrôle le monde, mais se sait fourmi dans l'univers au moment de justifier ses pensées... Il voit ses parents vivre une vie appauvrissante et la subisse. Il voit le monde avancé lentement vers le gouffre, tel le mouton qui y voit son seul salut, et se sentant emporté dans l'oppressant mouvement renonce à aller à contre sens, juste pour abréger une lente et douloureuse agonie... L'individualisme outrancier de notre société le pousse à se différencier des autres, voir à les renier, les faire passer au "second plan". Il en vient à perdre tout sens de l'écoute, de son prochain et crie sur le manque d'écoute de tous, n'aime plus que lui-même et veut de plus l'amour de tous. Ce qui l'entraine doucement, vers un malheureux paradoxe, tout le monde veut prendre mais personne ne veut donner. Ce qui à bien évidemment de déplorable conséquence que je tairais. Nous vivons à un âge d'or, je serais tenté de dire celui de la connerie humaine, mais je me contenterais de dire celui du développement, du confort, de la technologie. Qui en ai d'ailleurs arrivé de toute évidence à son apogée, vu que la nature ne peut plus supporter la destruction humaine. Cette âge d'or fait que nous possédons tout ce que nous désirons, ou plutôt tout ce que nous pouvons désirer. Mais comme tout le monde le sait le désir humain est une fin en soi, il désirera toujours plus. Les contraintes de la nature ne peuvent que nous empêcher de désirer plus et tend même à réduire inéluctablement ce que nous avons désiré et obtenu. Et comme le dit Rousseau : "Malheur à qui n'a plus rien à désirer! Il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède". Tout ceci laisse à priori envisager un avenir triste, voir démuni de sens. Ce qui n'aide en rien, voir justifie, le manque d'espoir, le désespoir, du jeune.
Victime, bourreau? Quel est la place du jeune, quel est notre place? Quel est notre rôle? Ne devrait-il pas, justement, être celui de la reconstruction, du changement, de l'amélioration, de l'espoir...? Pourquoi ne pas essayer? Pourquoi ne pourrions-nous pas tous ensemble montrer que nous ne voulons pas plonger dans un gouffre que n'avons pas choisit? Pourquoi ne pourrions nous pas projeter nos désirs illimités sur ce qui est immatériel?Pourquoi ne pourrions nous pas vivre dans un monde meilleur?