Je ris de voir le paradoxe de l'homme.
De celui qui lutte pour se maintenir dans une vie qui lui est insupportable et qui n'a de vie que le nom. Et ce dans le simple but d'accroitre ça peur, de retarder une angoissante fatalité, de fuir un inconnu qui lui est effroyable. Alors qu'il a passé ça vie en ayant qu'une connaissance infimement développée et immensément déplorable du monde dans lequel il a séjourné.
De celui qui sait, sans savoir, au final, autre chose que "je sais". Celui qui étale aux yeux de tous un savoir vide de sens, basé uniquement sur des non-sens, des futilités, du manque de sensibilité, de réflexion, sur du manque de savoir. Cette homme qui se pense être le centre du monde, d'un monde, à l'intérieur duquel il est au final seul. Le même qui raconte à qui veut l'entendre, que lui à l'expérience, la connaissance, la vérité qui régit les lois de ce monde, et qui une fois seul face à lui même pleure sur son désemparement.
De celui qui court après les bien matériels en pensant y trouver une source de bonheur. Et qui au final passe sa vie à courir de plus en plus loin du bonheur.
De celui qui cache sa laideur intérieur derrière une apparence minable qu'il cultive avec le plus grand des soins.
De celui qui s'insurge avec véhémence devant ce qu'il est le premier à reproduire, et ce parfois même avec une certaine fierté.
De celui qui passe son temps à vomir le désespoir de ces entrailles sur tous, et qui crache dédaigneusement sur toute souffrance qui n'est pas sienne.
De celui qui fait l'apologie de l'amour, du partage, de la tolérance, et d'autres vertus de l'humain, et qui pense que le simple fait de les énoncer lui suffit pour les posséder.
Je laisse libre cours à votre réflexion, pour trouver les tant d'autres paradoxes dont est rempli l'être humain, dont nous sommes tous remplis.